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 les origines du mangas

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Moirane
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MessageSujet: les origines du mangas   Sam 28 Mai à 16:15

Il faut remonter très loin dans l'histoire du Japon pour trouver ses origines, preuve que si son univers peut paraître incompréhensible ou puérile il n'en est pas moins un patrimoine culturel aux multiples visages.

Mélange de modernité et de tradition, d'innovation narrative et graphique, le Manga a su évoluer en permanence, s'adaptant aux changements de la société japonaise jusqu'à devenir son propre miroir. Désormais mondiale, la culture manga touche toutes les catégories de population et s'adapte encore une fois à cette nouvelle donne.

L'histoire du manga débute avec les quatre rouleaux d'emakimono (rouleau de dessins) intitulés : « Chojujingiga » (dessins d'oiseaux et de bêtes représentant des humains) datant du XIIème siècle, entre la fin de l'ère Heian et le début de l'ère Kamakura. Ils sont considérés comme les plus vieux mangas du monde.

Le plus connu de ces rouleaux met en scène des singes, des lapins, des grenouilles qui tels des humains, s'entraînent au Sumo. C'est aussi le premier manga humoristique de l'histoire.
C'est à l'époque d'Edo, en 1814 exactement, que KATSUSHIKA Hokusai (1760-1819) présente le « Hokusai Manga » (littéralement Manga de Hokusai). Ses euvres traitent de la vie du peuple à Edo, et ont eu une forte influence sur de nombreux peintres impressionnistes français.

L'arrivée des illustrations satiriques venant des Etats-Unis marque un tournant dans le mode de production et de diffusion du manga au Japon . Les oeuvres se développent désormais sous forme de série à travers des journaux généralistes ou encore des magazines entièrement consacrés au manga. C'est le début de l'ére « industrielle » du manga.


trouve sur ce site www.arte-tv.com/fr/art-musique/mangarte/
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Kzanadeus
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MessageSujet: Re: les origines du mangas   Dim 19 Juin à 19:30

Sympas ce que tu vient d'écrire, c'est bon à savoir !!!

_________________
Il fut un temps ou l'homme était un sage, ce temps est révolu !!!

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itachi-sama
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MessageSujet: Re: les origines du mangas   Mar 23 Aoû à 11:35

Permet moi d'apporter quelques complément à ton sujet:

QU’EST-CE QUE LE MANGA ?
Ce terme, inventé par le caricaturiste Katsushika Hokusai (1760-1849) signifie littéralement “image dérisoire“ . Les “manga“ de Hokusai étaient des estampes montrant des personnages populaires de l'époque sous des dehors comiques. Ce type de représentation, leur style et leur audace, ont fini par donner naissance à une forme d'expression graphique à part entière, au même titre que le comicbook aux Etats-Unis ou la BD franco-belge en Europe. Au Japon, le terme manga désigne tout simplement la bande dessinée au sens large, alors qu'en Occident elle a une signification et une connotation incontestablement nippones.

Néanmoins (des auteurs comme Scott Mc Cloud -l'Art Invisible- n'ont pas manqué de le souligner), les codes et les particularités du manga ne doivent pas masquer une des évidences les plus fortement contestées par le grand public : le manga, ce n'est rien d'autre que de la BD. À ceci près que cette dernière est en train d'influencer de plus en plus d'artistes : James Cameron (Aliens), Christophe Gans (Le Pacte des Loups), Luc Besson (Le Cinquième Elément), les frères Wachowsky (The Matrix) et d'innombrables auteurs de BD, franco-belge ou non, dont le grand Moebius. Se dessine également une nouvelle génération de créateurs qui puise son inspiration dans ces “nouvelles“ images venues d'Asie...

L’ART DU TRAIT AU JAPON
De par leur écriture même, faite à base d'idéogrammes chinois, les Japonais ont un rapport étroit avec le dessin dès qu'ils apprennent à écrire.

Mieux que quiconque, ils ont parfaitement compris et intégré la force de l'épure : le trait brut, la ligne dans toute sa sobriété, et sans artifices pouvant compromettre son sens. Si nous pouvons nous vanter d'un véritable patrimoine culturel et graphique, les Japonais héritent eux aussi d'une tradition picturale très poussée, bien que fort méconnue en Occident. On parle davantage des estampes qui ont inspiré Van Gogh que des e-makimono, larges rouleaux peints que l'on dépliait et qui narraient toutes sortes de récits (aventures, guerres, contes). Les e-makimono peuvent donc être considérés comme des prototypes de manga, et ce, dès le IXème siècle !

Le manga est, avant tout, un vecteur d'émotions : pour arriver à ses fins, il use d'artifices visuels (les fameuses “lignes de vitesse” qui plongent le lecteur dans l'action, un découpage sans complexe, etc.), mais surtout il place les personnages au centre de toute intrigue, et facilite l'identification avec le lecteur. Alors que chez nous le décor a souvent une fonction narrative, au Japon l'aspect humain est primordial. Les yeux (dont la taille, déroutante pour un œil peu exercé, a été inspirée par les créatures de Walt Disney lui-même) ont également un rôle très important à jouer : tout le monde sait que le regard est le “miroir de l'âme”, que c'est par les yeux que se transmettent nos émotions. Les “mangaka” (dessinateurs de manga) l'ont bien compris : pourquoi se priveraient-ils de cette astuce ?

 

COMPRENDRE LE MANGA
En France, le “style” manga a mis du temps avant d'apparaître comme une alternative crédible à notre idée occidentale de la bande dessinée.
Au titre des idées reçues les mieux ancrées, la violence, la sexualité (qualifiée de perverse), les récits (qui seraient manichéens et niais)... Le jugement est tout aussi hâtif concernant le dessin, argument considéré comme suprême dans un pays au cœur de la BD, alors qu'au Japon elle est entrée dans les mœurs comme un produit grand public, lu par tous les âges et toutes les classes sociales, un peu à l'image de nos feuilletons télévisés.
Mais entre les artistes autoproclamés et les simples artisans, la frontière n'est pas aussi grande qu'on pourrait le penser... Et dans les deux cas, le banal côtoie des perles et des joyaux souvent méconnus.

Naturellement le manga, riche de centaines de nouveaux albums par an, est depuis ses débuts un univers bien trop vaste pour être résumé avec autant de légèreté. Alors qu'en France la bande dessinée se cantonne généralement à quelques thèmes majeurs (humour, fantastique et SF, drame, policier, érotisme), au Japon tous les sujets sont permis : on pourra trouver des manga sur le golf, sur la cuisine, sur une fabrique de saké, un personnage célèbre de l'histoire de France, un joueur de Go, un complot politique, les déboires quotidiens d'un salaryman, les émois d'une lycéenne, un champion d'équitation, la naissance d'une idylle entre une nonne et un boxeur, etc. Fantaisie, rêve, cauchemar, philosophie, le manga démultiplie les points de vue à travers une infinité de regards, sans jamais s'éloigner de la sincérité et de l'ardeur qui caractérisent ses milliers d'auteurs.

La bande dessinée japonaise, telle qu'on l'appréhende aujourd'hui, doit tout à la contribution d'un créateur hors norme : Osamu Tezuka . Né en 1928, le père de figures aussi célèbres qu'Astro Boy, Le Roi Léo, ou Black Jack, est considéré par ses contemporains comme un véritable “Dieu”, au point qu'on a décrété jour de deuil national la date de son décès. Hergé lui-même ne bénéficie pas d'un tel culte en Europe !

OSAMU TEZUKA
LE DIEU DU MANGA
Au cours de sa vie, Tezuka sera le créateur de plus de trois cents histoires différentes, certaines pouvant totaliser plusieurs milliers de planches. Véritable homme-orchestre, il conçoit scénarios et dessins, et produit à une vitesse invraisemblable : alors que nos auteurs peuvent mettre une semaine ou plus à élaborer une planche, Tezuka est capable d'en livrer trois en une seule journée. À l'évidence, la simplicité de son trait et l'absence de couleur qui caractérise le manga ont été des avantages indéniables dans ce domaine.

Véritable touche-à-tout, capable d'aborder le conte de fées naif (Unico), le drame historique (L'histoire des 3 Adolf), la religion (Bouddha), le fantastique (Phénix), la science-fiction (Astro Boy, Metropolis), le thriller et même l'érotisme, Tezuka est également le premier à s'inspirer ouvertement des techniques cinématographiques. Il joue avec la taille des cases, dilate ou raccourcit le temps, fait des ellipses, des inserts, des contre-plongées, et se permet toutes les libertés (il use et abuse d'anachronismes volontaires, fait sortir ses héros des cases ou les écrase littéralement sous les bulles). Son premier triomphe, paru dans les années 50, se nomme La nouvelle île au trésor, un best-seller qui s'écoulera à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires en quelques mois. Après sa mort, en 1989, Tezuka laisse derrière lui un patrimoine et une œuvre immense, portée par un profond humanisme : “Aimez les hommes ! Aimez tout ce qui est vivant !” aimait-il répéter dans ses récits...

GLÉNAT
LE DÉFRICHEUR
C'est lors d'un voyage au Japon, en 1988, que Jacques Glénat, toujours à l'affût de nouveaux concepts dans l'univers de la BD, découvre le manga. Il ramène dans ses bagages une véritable bombe, dont les secousses se font encore sentir aujourd'hui : Akira le chef-d'œuvre de Katsuhiro Otomo.

Les débuts sont difficiles : personne ne veut croire à cette BD venue d'Asie, au graphisme si curieux et aux personnages aux pupilles trop dilatées. Le public ne comprend pas pourquoi les Japonais ne se dessinent pas avec des yeux bridés, le teint jaune, comme l'image d'Epinal qu'a donnée d'eux Hergé dans Le Lotus Bleu, sans réaliser que cette façon de voir est non seulement subjective, mais surtout incompréhensible pour un œil japonais ! Une fois encore, l'interprétation du pinceau est affaire de culture, et sans doute aussi de tolérance. De ce côté-là, heureusement, les choses ont évolué dans le bon sens.

Mais au moment de sa première parution en kiosque, au début des années 90, Akira peine à trouver son public. C'est la sortie du long-métrage en 1991, du même Otomo, qui change radicalement la donne. Akira acquiert un statut de film “culte” et, le bouche à oreille aidant, la BD cartonnée obtient les faveurs du public et de la critique. Malgré les protestations d'un îlot de résistance anti-manga (certains n'hésitent pas à brandir une case un peu “dure” pour généraliser et stigmatiser une violence jugée néfaste), Akira confirme l'éclatant rayonnement des artistes japonais et donne l'impulsion nécessaire pour que l'expérience soit renouvelée.

Au début des années 90, sur TF1, un petit garçon à queue de singe et haut comme trois pommes fait rêver toute une génération d'enfants. Sangoku, le héros de la série Dragon Ball , fort, courageux, généreux, mais tellement naîf, devient la nouvelle coqueluche des cours de récré.

Là encore, si le dessin animé est un succès, Glénat prend un risque en éditant le manga dont ce dernier est tiré : on lui prédit la catastrophe. Les fans en décideront autrement. Avec plus de cent vingt mille exemplaires vendus par tome (la série en compte 42), Dragon Ball est un véritable triomphe. Cette fois, la voie est lancée : les nouveautés pleuvent, chaque éditeur se met à faire du manga, et les jeunes lecteurs français, délaissés par une bande dessinée trop “adulte”, sont rapidement conquis par le dynamisme du dessin, la qualité des intrigues, et la place essentielle accordée à des personnages d'une ambiguîté plus stimulante que les éternels super-héros venus d'outre-Atlantique. La lutte simpliste entre gentils et méchants est d'un autre âge : à l'image du Yin et du Yang, les héros de manga passent du noir au blanc. Ils ont des failles, des secrets lourds, ils se trahissent, se révoltent, se battent, c'est indéniable, mais plus que des luttes improbables contre l'incarnation du Mal, c'est souvent contre eux-mêmes que se livre le véritable affrontement. Dans les manga pour enfants et adolescents, les valeurs prônées restent le courage, l'obstination, l'amitié et le respect de l'autre (y compris de son ennemi) : des valeurs dont la portée est universelle.

HAYAO MIYAZAKI
NOUVEL EMPEREUR DU RÊVE
Paradoxalement, c'est par la grâce d'un maître du dessin animé nippon que le manga sous sa forme de papier est en train d'acquérir ses véritables lettres de noblesse en Occident. On doit cet exploit aux films d'animation de Hayao Miyazaki, l'un des plus grands cinéastes du moment. La beauté et la poésie de ses travaux (Mon Voisin Totoro, Laputa le château dans le ciel, Princesse Mononoké...), le soin extrême apporté et les moyens mis en œuvre, témoignent des efforts d'un véritable bourreau de travail qui réalise, film après film, de véritables petits chefs-d'œuvre.

Depuis huit longues années, Glénat rêvait d'éditer l'œuvre maîtresse de Miyazaki, sa seule vraie bande dessinée à ce jour : Nausicaä ,enfin disponible en français dans une édition quasiment conforme à l'originale.

Jean Giraud (Moebius) fait partie des fans de la BD japonaise : “La grande découverte, c'est Miyazaki pour Nausicaä, et bien sûr Otomo avec Akira. À partir de là, c'est toute la constellation du manga japonais qui a commencé à m'intéresser...”, nous révèle le créateur de L'Incal et de Blueberry. “Moi, j'aime beaucoup dans la bande dessinée japonaise cette attitude qui consiste à regarder les choses avec beaucoup d'amour. Par exemple, un personnage se promène dans la nature... et même en plein milieu d'une aventure, il va se pencher sur un ruisseau pour regarder un poisson en train de nager entre deux pierres. Le poisson est d'une beauté totale, c'est LE poisson avec le simple reflet de l'eau, on est dans une contemplation merveilleuse des choses. Si on entre dans un cauchemar, c'est un véritable cauchemar... si on entre dans un rêve, c'est un véritable rêve. Si on fait une histoire avec des données ethnologiques, il y a une véritable étude sur où en est l'ethnologie à l'heure actuelle, où en est la physique, la chimie... etc.” (Interview complète de Moebius disponible en préface du premier volume du manga Ikkyù, qu'il a parrainé).

LE VOYAGE DE CHIHIRO
Après Porco Rosso en 1995 (dont Glénat a édité l'art-book et les animécomics*), et Princesse Mononoké en 2000 (véritable succès avec cinq cent mille entrées en France, un record pour un dessin animé japonais), tous deux salués par la critique, le public européen va découvrir en avril le dernier grand film de Miyazaki : Le Voyage de Chihiro (prévu le 10 en salles).

Déjà affublé de chiffres insolents (plus de 20 millions d'entrées au Japon, record historique devant Titanic), ce long métrage a été dévoilé lors d'une conférence de presse parisienne, en février 2002, durant laquelle Monsieur Miyazaki a reçu des mains du maire adjoint de Paris et du directeur du CNC les insignes d'officier des Arts et des Lettres. Le 17 février dernier, il a remporté le prestigieux Ours d'Or du Festival International du Film de Berlin, exploit qu'aucun autre film d'animation avant lui n'avait obtenu.

Partenaire de l'événement, Glénat a choisi d'apporter sa contribution en publiant les animé-comics du film : cinq volumes reprenant les images du long métrage, présentés dans un découpage semblable à celui d'une bande dessinée. Ces animé-comics seront disponibles à partir du mois de mars.

Source: http://www.glenat.com/dyn/glenat/pagesasp/frame/accueilmanga.asp
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